DIAL s’intéresse à l’évaluation ex post des
projets, qui a été récemment renouvelée dans le
cadre de l’économétrie des modèles de
traitement, par le débat stimulant qui s’est
instauré entre les méthodes plus inductives
d’évaluation expérimentale provenant de la
biométrie et de la statistique, et les méthodes
plus déductives d’analyse de la causalité
provenant de la micro-économétrie structurelle.
Le souci s’est imposé de savoir quels sont les
effets réels des actions de développement, sans
avoir trop recours à des hypothèses fortes sur
la rationalité des agents et leur réaction aux
incitations économiques.
DIAL investit donc dans les méthodes
expérimentales ou quasi-expérimentales
d’évaluation ex post de deux manières. D’une
part, l’analyse secondaire de données est
conduite de manière à mettre à jour des
expériences naturelles (distribution aléatoire
ou quasi-aléatoire de chocs individuels)
permettant d’identifier les effets causaux de
certaines politiques. D’autre part, des
protocoles d’enquête spécifiques sont montés
comprenant une « randomisation » des
bénéficiaires des actions à évaluer.
2 projets récents illustrent cette approche :
- L’Etude INIPSA
(INIPSA Study) a pour objectif d’évaluer
l’impact d’un soutien nutritionnel aux malades
du SIDA sous traitement antirétroviral en
Afrique, afin de savoir si ce soutien permet en
particulier une réinsertion professionnelle plus
rapide. Plusieurs pays ont été sélectionnés :
Bénin,
Burundi,
Mali,
Sénégal.