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LES OUVRAGES PUBLIES PAR DIAL

 


          

 

DOSSIER CÔTE D'IVOIRE

 

Sous la direction de D. Cogneau, S. Mesplé-Somps

et F. Roubaud 

 

Juin 2003, Afrique contemporaine

n° 206, La Documentation Française, 

274 pages, ISSN 0002-0478


Résumé
: Ce deuxième numéro de la nouvelle formule d'Afrique contemporaine est essentiellement consacré à l'une des crises majeures affectant le continent africain, celle de la Côte d'Ivoire et des pays qui l'environnent. Alors que la conjoncture ivoirienne tend à s'améliorer tout en conservant un caractère préoccupant, ce dossier et les articles qui l'accompagnent (en particulier celui décrivant, au Libéria, l'exemple régional à ne pas suivre) portent un regard croisé sur les différents éléments politiques -et singulièrement, constitutionnels-, ou encore socio-économiques, financiers et géo-stratégiques d'une crise multiforme, à la fois nationale et régionale.

 


 

NEW INTERNATIONAL POVERTY REDUCTION STRATEGIES

 

Sous la direction de J-P. Cling, M. Razafindrakoto

et F. Roubaud 

 

Mai 2003, Routledge, 

394 pages, ISBN 0-415-30700-7,

prix public : 85 £


Résumé
: The World Bank and the International Monetary Fund (IMF) launched a joint initiative at the end of 1999, stating that they intended to set the fight against poverty at the heart of their development policies. Under this initiative, low-income countries wishing to apply for financial aid from either of the organisations, or for debt relief, are required to draw up poverty reduction programmes. Given this new conditionality and the enormous importance that goes with reducing poverty, a first critical assessment of these new international poverty reduction strategies is required.

This book provides the expert, critical analysis of the poverty reduction strategies that are needed. Originally published in French and updated here for the first time in English, the book emphasises three main innovations brought about by these strategies : focus on poverty reduction; participatory process implemented for policy-making; better coordination of official development assistance.

The contributions also show that there remains a large gap between the principles of the World Bank and IMF's strategies and their application.

 


 

MADAGASCAR APRES LA TOURMENTE : REGARDS SUR DIX ANS DE TRANSITIONS POLITIQUE ET ECONOMIQUE

 

Sous la direction de F. Roubaud 

 

Avril-Septembre 2002, Afrique contemporaine 

n° 202-203, La Documentation Française, 

203 pages, ISSN 0002-0478


Résumé
: Suite à l'élection présidentielle contestée de décembre 2001, Madagascar a vécu une période de convulsions politiques, d'autant plus inattendues qu'elles ont éclaté dans un contexte de croissance et de stabilité politique. Six mois plus tard, le spectre de la guerre civile et de l'éclatement du pays semble durablement écarté, tandis que le nouveau président Marc Ravalomanana conforte son pouvoir et engage la reconstruction d'une économie durement touchée par les événements.

Ce numéro spécial propose une lecture de la crise malgache en la resituant dans sa profondeur historique. A travers le regard croisé d'anthropologues, de sociologues, de juristes et d'économistes, il dresse le bilan d'une décennie de transitions politique et économique dans la Grande Ile. Au delà de la diversité des thématiques et des point de vue, un même fil rouge conduit la réflexion des auteurs : démocratie et économie de marché ne se décrètent pas !.

Enfin, au moment où les voies du changement vers une prospérité tant attendue par la population sont à définir, ce dossier offre des pistes de réflexion sur un certain nombre de thèmes cruciaux pour l'avenir de la société malgache. Il espère ainsi apporter une contribution pour répondre aux besoins d'information et d'analyse sur ce pays.


 

LES NOUVELLES STRATEGIES INTERNATIONALES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

 

Sous la direction de J-P. Cling, M. Razafindrakoto

et F. Roubaud 

 

2e édition Juin 2003, DIAL-IRD-Economica, 

463 pages, ISBN IRD 2-7099-1518-9
ISBN Economica 2-7178-4684-0,

prix public : 35 €

 


Résumé
: Depuis 1999, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont demandé aux pays à bas revenu qui souhaitaient bénéficier de financements à taux privilégié ou d'un allégement de leur dette (Initiative PPTE) de préparer un programme de lutte contre la pauvreté, désigné en français sous le terme de Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). A travers cette démarche, les Institutions de Bretton Woods - suivies par l'ensemble de la communauté internationale - ont placé la lutte contre la pauvreté au centre des politiques de développement.

Cet ouvrage, qui constitue la première tentative de synthèse sur ce thème, montre que les nouvelles stratégies de lutte contre la pauvreté soulèvent de nombreuses interrogations. Le contenu des politiques a-t-il véritablement changé ? Celles-ci sont-elles susceptibles d'atteindre leurs objectifs ? La démarche participative qui est préconisée va-t-elle renforcer la démocratie et améliorer l'efficacité des   politiques ? 
Enfin, quels sont les enjeux en matière de suivi et d'évaluation ?


La presse en parle  :

« Un livre essentiel pour tous ceux qui s'intéressent à l'aide au développement » (Alternatives Économiques)

« Un excellent manuel de référence pour tous ceux qui interviennent dans l'appui au développement » (Politique africaine)

« D'excellentes contributions sur la rhétorique de la pauvreté de la Banque mondiale, l'élaboration de ses nouveaux plans d'action, la portée des annulations de dette » (Alternatives Internationales)


 

LES FONCTIONNAIRES DU SUD ENTRE DEUX EAUX :

SACRIFIES OU PROTEGES ?

 

Sous la direction de M. Raffinot et F. Roubaud 

 

Novembre 2001, Revue Autrepart n°20, Editions de l'Aube et IRD, 195 pages, ISSN 1278-3986


Résumé
: Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, les organisations financières internationales ont entrepris une réhabilitation du rôle de l'Etat, réhabilitation que symbolise le " Rapport sur le développement dans le monde " de la Banque Mondiale en 1997. Il s'agit évidemment d'une inflexion majeure après deux décennies pendant lesquelles la réflexion semblait limitée à la réduction du coût budgétaire de fonctions publiques réputées "pléthoriques". Le thème du rôle de l'Etat connaît un regain d'intérêt parmi les chercheurs en sciences sociales et la réforme de l'administration publique est à l'ordre du jour dans la quasi-totalité des pays du monde, au Sud comme au Nord. 

Depuis deux décennies, un certain nombre de facteurs de nature économique, financière et idéologique a conduit à une remise en cause radicale de l'action publique et, partant, des fonctionnaires chargés de la mettre en oeuvre. Ces derniers ont été largement dénoncés : trop nombreux, trop bien payés, trop frileux, privilégiés, improductifs, clientélistes, tribalistes, corrompus, etc. De fer de lance du développement, ils se sont vus transformés en parasites, boucs émissaires de l'échec des politiques d'ajustement. Ajoutés à cette stigmatisation symbolique, le gel des embauches, voire les licenciements, ainsi que les compressions budgétaires ont conduit à une fragilisation, parfois dramatique, de leur statut social. 

Il convenait donc de s'interroger sur la situation réelle des fonctionnaires dans les économies, et plus largement dans les sociétés du Sud : leur identité, leur trajectoire et leur mode de réaction face à un environnement international a priori peu propice à la reconnaissance de leur fonction sociale. La question centrale que se propose d'aborder ce numéro thématique est donc la suivante : en quoi la remise en question du rôle de l'Etat, dans un contexte global de libéralisation et de démocratisation à l'échelle mondiale, a-t-elle changé la place et le rôle des fonctionnaires dans les pays du Sud ?

 



LE PROJET MADIO A MADAGASCAR : L'INFORMATION STATISTIQUE AU SERVICE DU DEBAT DEMOCRATIQUE SUR LA POLITIQUE ECONOMIQUE

 

Sous la direction de F. Roubaud 

 

2000, Revue STATECO n°95-96-97, INSEE, 

216 pages, ISSN 0224-098X


Résumé
: Ce numéro de Statéco inaugure une nouvelle formule pour la publication de la revue, qui va dorénavant faire l'objet d'une collaboration entre l'Insee et Dial partenaire de l'Insee dans le cadre de son activité de coopération technique avec les pays en développement et les pays en transition. 

De ce point de vue, la présente livraison de Statéco est exemplaire. En effet, le projet Madio auquel elle est entièrement consacrée travaille depuis son origine avec la conviction qu'atteindre son objectif principal d'analyse du processus de transition économique à Madagascar passe nécessairement par une réhabilitation de l'appareil statistique malgache. Cette démarche du projet Madio, ainsi que ses principales réalisations, sont exposées dans l'article introductif. Les articles suivants sont consacrés chacun à une opération particulière menée dans le cadre du projet Madio : sont ainsi présentés l'enquête sur l'emploi, l'enquête 1-2-3 sur le secteur informel et la consommation des ménages, l'enquête Set sur la santé, l'éducation et les transferts entre ménages, l'enquête biographique, l'enquête sur le secteur industriel formel, les observatoires ruraux, le nouvel indice des prix à la consommation, le modèle macro-financier de court terme Prestomad, et la revue Économie de Madagascar. Chacun des articles insiste largement sur la méthodologie suivie, avec l'espoir que l'expérience malgache puisse tracer une voie pour des réalisations similaires dans d'autres contextes, et présente quelques résultats illustratifs de l'intérêt de la démarche adoptée. 

 


 

BIOGRAPHIES DE TROIS GENERATIONS DANS L'AGGLOMERATION D'ANTANANARIVO 

Premiers résultats de l'enquête BIOMAD98

 

Sous la direction de P. Antoine, P. Bocquier, 

N. Razafindratsima et F. Roubaud

 

Décembre 2000, Les Documents et Manuels du CEPED n°11, 130 pages, ISBN 2-87762-131-6

 

Résumé : L'enquête biographique réalisée en 1998 retrace la vie de trois générations de Tananariviens, nées respectivement entre 1943 et 1952, 1953 et 1962, et 1963 et 1972. L'objectif principal de ce travail est de déterminer les conséquences de l'appauvrissement et de l'ouverture économique, sur la dynamique du marché de l'emploi urbain et sur l'accès au logement et la constitution de la famille. Cette approche permet de comprendre les interactions entre situation familiale, itinéraire résidentiel et itinéraire professionnel. Dans un pays où les données historiques font défaut, et sans prétendre se substituer à un observatoire de l'emploi et des conditions de vie des ménages, l'enquête BIOMAD98 permet de pallier partiellement cette carence en donnant des éléments pour décrire l'évolution de la structure du marché du travail, des compositions familiales, depuis le début des années soixante-dix. Cette "profondeur temporelle", inaccessible à partir des enquêtes en coupe transversale, est d'autant plus appréciable que les changements structurels intervenus au cours des trente dernières années s'inscrivent dans un temps social long et donc échappent aux instruments traditionnels du diagnostic conjoncturel.

 


 

 

 

 

 

IDENTITES ET TRANSITION DEMOCRATIQUE : L'EXCEPTION MALGACHE ?

 

 F. Roubaud 

 

Septembre 2000, L'Harmattan-Tsipika,

254 pages, ISBN 2-7384-9422-6

 

Résumé : A la fin des années quatre vingt, la conjonction de l’effondrement du bloc communiste et de mouvements de contestations internes a été à l’origine d’un vaste processus de transition politique en Afrique. Madagascar n’a pas échappé à ce profond bouleversement. Sous la pression populaire, le gouvernement socialiste du président Ratsiraka était renversé pour laisser la place à un nouveau régime fondé sur les principes démocratiques (compétition électorale, libertés publiques, etc.), qui n’ont pas été remis en cause depuis lors. 

Cet ouvrage se propose de tirer le bilan de cette expérience, après dix ans. Il s’interroge sur le sens réel de la transition démocratique, à l’heure où à l’échelle de l’Afrique, et après la phase initiale d’enthousiasme, des doutes de plus en plus insistants se font jour sur les changements réels du mode de régulation politique sur le continent. Les mécanismes démocratiques ne risquent-ils pas d’être dévoyés par la montée des tensions communautaires, notamment ethniques ? Plus largement, les principes de la représentation démocratique, au-delà de leurs aspects formels, sont-ils compatibles avec les fondements culturels et identitaires qui régissent les structures sociales en Afrique ?

Pour répondre à ces questions et tenter de comprendre comment se conjuguent identités et démocratie, l'auteur applique les concepts et les instruments de la sociologie électorale quantitative. Pour la première fois en Afrique, l’analyse mobilise des enquêtes représentatives pour aborder les déterminants du vote, le rôle des partis politiques, la question ethnique, des castes et des religions, et étudier les interactions entre ces différentes dimensions. Cette approche originale dépasse la simple interprétation du cas malgache. La confrontation des résultats obtenus dans ce cadre avec ceux, plus classiques, de la sociologie ou de la politologie africaniste ouvre des pistes qui méritent d’être creusées.

 


 

MARCHE DU TRAVAIL ET COMPETITIVITE EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE

 

D. Cogneau, S. Marniesse, J-Y. Moisseron 

 

Juin 2000, DIAL-Economica,

175 pages, ISBN 2-7178-4067-2

 

Résumé : Au début du XXIème siècle, la question du développement de l'Afrique sub-saharienne reste d'actualité. La crise économique de la région, les politiques de stabilisation et d'ajustement structurel sont venues, au cours des vingt dernières années, amplifier ou modifier des mutations profondes entamées durant les décennies précédentes. Aujourd'hui, la mondialisation et l'achèvement du processus de libéralisation confrontent les économies d'Afrique sub-saharienne avec les réalités d'une concurrence planétaire qui rend plus décisive encore la question de la compétitivité. 

Mais les mutations radicales observées depuis un demi-siècle touchent également le travail comme facteur économique. L'apparition et le développement du secteur informel, les interventions de l'Etat et ses changements de rôle ont affecté le fonctionnement du marché du travail et accompagné ses transformations sur les dernières décennies. 

C'est à l'analyse des liens entre ces deux thématiques, marché du travail et compétitivité, que se consacre le présent ouvrage avec une question sous-jacente à l'ensemble des sujets abordés : en quoi les évolutions du marché du travail permettent d'expliquer et de comprendre les faiblesses de la compétitivité en Afrique sub-saharienne. 

 


 

 

 

LE RATIONNEMENT DU CREDIT DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT  

Le cas du Cameroun et de Madagascar

 

A. Joseph 

 

Avril 2000, L'Harmattan-Bibliothèque du développement, 

269 pages, ISBN 2-7384-9108-1

 

Résumé : En Afrique sub-saharienne, la plupart des entrepreneurs se plaignent des difficultés d'accès au crédit bancaire pour financer leurs investissements. Quelle est la raison de l'excessive prudence des banques à s'engager envers les entreprises ? Est-ce un manque conjoncturel de liquidité ? D'autres raisons plus structurelles expliquent-elles ce phénomène ? 

Cet ouvrage tente de répondre à ces questions à travers le cas de Madagascar et du Cameroun. Outre la description des systèmes bancaires de ces deux pays l'analyse montre que, malgré leurs évolutions spécifiques le même constat peut être dressé : la libéralisation financière, pierre angulaire des programmes d'ajustement structurel, n'a pas entraîné la dynamique attendue. L'auteur se réfère à la fois aux études empiriques et aux bilans bancaires, tout en ayant procédé à des enquêtes de terrain menées auprès des entrepreneurs et des banquiers. Les principales difficultés ne se rencontrent-elles pas en aval du système bancaire, à un niveau institutionnel ? Au Cameroun, par exemple, les procédures de mise en faillite constituent-elles un cadre juridique adéquat ? En zone franc, les modifications apportées par l'Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique permettront-elles de résoudre ces blocages ? Ce livre apporte sous différents éclairages des éléments de réponse sur les problèmes rencontrés dans le financement du développement et sur les questions de gestion bancaire dans les pays les moins avancés.

 


 

 

 

L'ECONOMIE CAMEROUNAISE

Un espoir évanoui

 

J-J. Aerts, D. Cogneau, J. Herrera,

G. de Monchy, F. Roubaud

 

Avril 2000, Karthala,

287 pages, ISBN 2-84586-030-7

 

Résumé : Jusqu’à la fin des années soixante-dix, le Cameroun était considéré comme un modèle de prospérité économique. La découverte de gisements pétroliers et la fin de l’ère Ahidjo donnaient au pays un nouveau souffle, au point qu’on a pu parler de " miracle camerounais ". Pourtant, au milieu des années quatre-vingt, le Cameroun entrait dans une zone de turbulences durables. Quinze ans plus tard, et malgré la bouffée d’air apportée par la dévaluation du franc CFA, le pays n’est toujours pas sorti de cette crise profonde. Quelles sont les raisons qui ont remis en cause la viabilité du mode de régulation et ont conduit le pays au marasme ? Pourquoi ce qui a d’abord été perçu comme une bénédiction s’est finalement transformé en une malédiction ? Quelles sont les contraintes qui brident le développement du pays, et quelles sont ses perspectives ? Cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur ces questions qui combinent l’analyse macro-économique et l’exploitation d’enquêtes de terrain originales. Les résultats obtenus sur le cas camerounais peuvent trouver à s’appliquer à d’autres pays d’Afrique dont les caractéristiques structurelles sont similaires.

 


 

 

 

 

L’ECONOMIE SUD-AFRICAINE AU SORTIR DE L’APARTHEID

 

J-P. Cling

 

Mars 2000, Karthala,

259 pages, ISBN 2-84586-016-1

 

Résumé : La disparition de l'apartheid n'a pas résolu les graves problèmes économiques et sociaux que connaît l'Afrique du Sud. Le gouvernement est confronté au défi considérable qui consiste à transformer une société duale en une véritable " nation-arc-en-ciel ". Or, le modèle suivi depuis le début du siècle connaît une crise systémique déjà vieille de plusieurs décennies. Un retour de la croissance et donc une poursuite de la restructuration de l'économie demeurent impératifs afin de réduire les inégalités et de créer des emplois. 

Le succès de la politique d'insertion internationale constitue un second défi. La fin de l'isolement de l'Afrique du Sud a entraîné un renforcement de son hégémonie économique en Afrique sub-saharienne, plus particulièrement en Afrique australe. Mais cette asymétrie est sans doute la contrepartie inévitable du rôle moteur que pourrait y jouer ce pays en matière de développement. En même temps, la signature d'un accord bilatéral de libre-échange avec l'Union européenne manifeste le choix d'un ancrage à son premier partenaire commercial. 

La principale question qui se pose est la suivante : alors que la mondialisation limite les marges de manœuvre des politiques économiques nationales et contribue à l'accroissement général des inégalités observé dans la plupart des pays, l'Afrique du Sud peut-elle échapper à cette tendance et réussir à réduire la pauvreté de masse, comme l'avait promis le nouveau gouvernement démocratique à son arrivée au pouvoir ? 

 


 

SURVIVRE GRACE A...

REUSSIR MALGRE....

L'AIDE

 

Sous la direction de B-J. Lecomte et J-D. Naudet

 

Février 2000, Revue Autrepart n° 13, Editions de l'Aube et IRD, 211 pages, ISSN 1278-3986

 

Résumé : Depuis désormais quarante ans, l'aide touche, à des niveaux aussi bien macro que microéconomiques, un grand nombre de pays essentiellement africains. Elle apparaît aujourd'hui comme une nécessité, pour le maintien et la survie de leurs institutions comme parfois de leurs populations, et en même temps comme un obstacle dans leur recherche d'un développement autonome. 

Pour le système de coopération, les problèmes rencontrés par ces pays justifient en effet sa présence et son action car ils concentrent une part significative de la pauvreté mondiale. Cependant, les agences internationales d'aide finissent par les considérer comme un fardeau et s'interrogent, avec le recul du temps, sur le faible impact de leurs interventions. Ces deux dilemmes sont caractéristiques d'un phénomène de dépendance mutuelle qui, jusqu'à présent, retient peu l'attention. Sa prise en compte s'impose désormais car il a de fortes incidences sur le développement des pays les moins "avancés" et sur l'efficacité de l'aide en général. 

Les contributions rassemblées ici amènent à repenser les systèmes d'aide et leur efficacité, notamment dans les pays qui en dépendent.

 


 

 

 

DETTE ET PAUVRETE

Solvabilité et allégement de la dette des pays à faible revenu.

 

Sous la direction de J-Y. Moisseron et M. Raffinot

 

Novembre 1999, DIAL-Economica,

225 pages, ISBN 2-7178-3971-2

 

Résumé : Une campagne mondiale à l’initiative des organisations religieuses a popularisé l’idée d’une annulation de la dette des pays les plus pauvres. Cette pression a conduit le G7 à adopter en juin 1999 au sommet de Cologne des mesures d'allègement beaucoup plus généreuses que ce qui avait été fait jusque là. 

Cet allègement était-il la meilleure solution pour favoriser le développement de ces pays ? C'est ce que cet ouvrage cherche à analyser. Pour cela, l'étude porte d'abord sur la spécificité des pays les plus pauvres en termes de financement extérieur et d'endettement. Le financement extérieur de ces pays est de plus en plus largement composé de dons et de prêts à faibles taux d'intérêt. L'endettement qui en résulte conduit pourtant à des situations insoutenables. Le faible niveau de remboursement a entraîné des annulations de créances de plus en plus importantes, bilatérales d'abord, et multilatérales également depuis l'initiative FMI-Banque mondiale de réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE ou HIPC, d’après le sigle anglais). 

Le paradoxe d'un financement bon marché et d'un poids néanmoins excessif de la dette conduit à s’interroger sur la notion même de soutenabilité. Cinq études de cas illustrent la démarche : Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Cameroun et Madagascar. Des simulations, centrées sur les besoins de financement de l'Etat, montrent le caractère extrêmement ambigu de cette notion de solvabilité. Il devient alors difficile de faire reposer une stratégie d'annulation sur une notion aussi floue. Dans ces conditions, ne devrait-on pas envisager un changement de perspective ? 

 


 

Vingt ans d'aide au Sahel

TROUVER DES PROBLEMES AUX SOLUTIONS

 

J-D. Naudet

 

Avril 1999, OCDE-Club du Sahel,

341 pages, ISBN 92-64-26976-2

 

Résumé : La coopération internationale traverse une crise. Chacun s'interroge aujourd'hui sur son efficacité et même parfois son utilité. Après dix ans de "fatigue de l'aide", voici un ouvrage lucide mais constructif qui jette un jour nouveau sur les problèmes rencontrés et fournit des propositions de réformes judicieuses et innovatrices. L'analyse de Jean-David Naudet constitue une contribution réelle à la littérature sur l'aide. Son approche combine la sensibilité du sociologue et l'expérience du praticien, tout en faisant quelques incursions clairvoyantes dans la théorie des organisations. 

A la fois pragmatique et concret, ce livre se fonde sur des contributions et des ateliers organisés par le Club du Sahel dans le cadre d'une étude approfondie sur la coopération internationale. Son style tranchant et son heureux usage des citations et des exemples en rendent la lecture particulièrement plaisante. 

Si cet ouvrage couvre essentiellement la région sahélienne, le diagnostic et les réformes qu'il propose restent pertinents pour l'ensemble de l'Afrique, et même au-delà. De même, le tableau saisissant qu'il dresse de la relation de coopération et de l'aide trouvera des échos dans bien des pays. 

 


 

 

 

 

FISCALITE, DEVELOPPEMENT ET MONDIALISATION

 

Sous la direction de J-.M. Gastellu, J-Y. Moisseron

et G. Pourcet

 

Avril 1999, DIAL-Maisonneuve et Larose,

239 pages, ISBN 2-7068-1327-X

 

Résumé : La fiscalité est au cœur des processus de développement. L'impôt permet aux Etats de disposer des ressources nécessaires à leur action et de modifier, de façon indirecte, les structures économiques. 

Dans de nombreux pays en développement, la pression fiscale est faible et l'essentiel des moyens provient des taxes sur les échanges internationaux. Or, la mondialisation contraint ces pays à réduire ce type de taxes de façon à contribuer à la libération des échanges et provoque un manque à gagner qu'il faut compenser par l'augmentation des ressources prélevées sur les revenus internes. Cette transition fiscalo-douanière est complexe. Elle suppose une lutte contre les maux dont souffrent tout particulièrement les pays en développement : fraude, évasion fiscale, contrebande. Elle se heurte à la difficulté de fiscaliser l'agriculture ou les activités informelles et plus généralement à mettre en place des impôts modernes. Elle se présente donc comme un défi qui repose le problème de la fiscalité dans le développement en le situant dans une dynamique de mondialisation. C'est cette perspective qu'abordent les études rassemblées dans ce volume. Un diagnostic des systèmes fiscaux des pays en développement est dressé grâce à une comparaison internationale, à une exploration du champ de la fiscalité, à des études de cas. Des exemples fouillés concernant le Cameroun, la Côte-d'Ivoire et Madagascar. Enfin, une réflexion sur les relations entre fiscalité, type de marché et accumulation du capital, s'appuie sur des exemples tirés du passé et de l'époque précoloniale en Afrique.

 


 

ECHANGES TRANSFRONTALIERS ET INTEGRATION REGIONALE EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE

 

Sous la direction de J. Egg et J. Herrera

 

Mai 1998, Numéro spécial Revue Autrepart n°6, Editions de l'Aube et IRD, 210 Pages, ISSN 1278-3986

 

Résumé : D'intenses flux transfrontaliers, pour la plupart non enregistrés, s'appuyant sur des organisations très structurées de commerçants, et sur les marchés parallèles des changes, relient les marchés africains entre eux, mais aussi les pays de l'Afrique sub-saharienne aux marchés mondiaux. Ce dynamisme contraste avec l'image d'ostracisme que donnent les statistiques officielles. Cette intégration, réalisée en marge des institutions, à travers les organisations marchandes transfrontalières, soulève interrogations et débats : ferment du marché régional pour les uns, fraude, détournement des protections et concurrence déloyale à l'égard des productions locales pour les autres ; facteur de flexibilité pour les politiques économiques des Etats-nations ; commerce profitable à l'ensemble des acteurs ou confisqué par un nombre restreint de grands commerçants. Ce numéro apporte une contribution originale au débat sur l'intégration régionale en présentant des travaux récents réalisés à partir des données de première main.

 


 

 

 

 

L'ECONOMIE INFORMELLE AU MEXIQUE 

De la sphère domestique au domaine macro-économique

 

F. Roubaud 

 

Juillet 1994, Karthala-Orstom,

453 pages, ISBN 2-86537-484-X

 

Résumé : Les années quatre-vingt ont été pour le Mexique une période de crise aiguë ; aujourd'hui le pays est cité en exemple par les institutions multilatérales pour ses performances macro-économiques et la réussite de son modèle " industriel-exportateur ". Pourtant, la révolte " zapatiste " des Indiens du Chiapas a rappelé l'existence et les frustrations de tout un pan de la société mexicaine, marginalisé par la nouvelle politique libérale : les petits agriculteurs bien sûr, mais aussi les " informels " qui tentent de survivre en ville.

Au delà du cas mexicain, les thèses les plus contradictoires sur le rôle de l'économie informelle dans le fonctionnement des marchés du travail, sur ses modes d'articulation au secteur moderne des économies du Tiers monde, et plus généralement sur le potentiel qu'il représente pour le processus de développement. L'économie informelle est-elle le lieu d'un véritable foisonnement entrepreneurial, étouffé dans les rets d'un Etat tentaculaire et prédateur, ou au contraire un secteur techniquement dépassé, que la croissance retrouvée permettra d'absorber rapidement ? L'ouvrage tente de répondre à ces questions, en proposant un cadre d'analyse rigoureux en vue d'identifier les différentes composantes de l'économie informelle. Il mobilise pour ce faire des sources statistiques de première main et en combine les approches les plus variées pour appréhender un phénomène multiforme, réfractaire par nature au classement dans les catégories académiques de la science économique. Les conclusions révèlent une dépendance non fonctionnelle du secteur informel à l'égard du secteur moderne à qui il est partiellement subordonné à travers la constitution de son capital physique et humain, ses inputs et ses débouchés. L'auteur s'interroge enfin sur la capacité d'une stratégie de croissance, entièrement tournée vers les secteurs exportateurs, à éviter la dualisation croissante d'une société dont le secteur informel serait la première victime.

 

 

 

 


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Dernière mise à jour :

le  12 juin 2006