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DIALOGUE |
| Le travail urbain en Afrique
sub-sahariennne L'informalisation de l'économie, le chômage et l'emploi |
| La dernière décennie aura été pour la
plupart des pays d'Afrique sub-saharienne une période de fortes
turbulences. Suite à des chocs externes (effondrement des termes
de l'échange, accroissement des taux d'intérêt) et
aux déséquilibres macro-économiques induits, ces
pays sont entrés, depuis la fin des années 70 pour
certains (Sénégal, Côte-d'Ivoire) et à partir
du milieu des années 80 pour les autres (notamment les pays pétroliers),
dans une phase de récession prolongée dont ils ne sont pas
encore sortis. La conjonction d'un environnement international défavorable,
de mesures de stabilisation et de restructuration ont conduit à
une dépression marquée de l'activité économique. I. LAfrique peut-elle suivre lexemple asiatique ? Cette conjoncture défavorable s'est directement répercutée sur les conditions de vie des ménages avec un accroissement prononcé de la pauvreté. Les économistes, dans le sillage de la Banque Mondiale, ont pris conscience de ce phénomène et ont engagé un certain nombre de recherches dans ce domaine, dont le bilan à ce jour reste toutefois décevant. De façon surprenante, la thématique du marché du travail est longtemps restée le parent pauvre de cette réflexion. Cet état de fait était d'autant plus paradoxal que, d'une part, lactivité professionnelle est la source quasi exclusive des revenus des ménages en Afrique, et que d'autre part, dans les pays développés, les économistes concentraient justement leurs efforts théoriques et empiriques sur l'analyse du chômage et du fonctionnement du marché du travail. Fort heureusement, cette lacune est en passe d'être en partie comblée, la Banque Mondiale consacrant par exemple au monde du travail son dernier Rapport sur le Développement dans le Monde (voir repères bibliographiques en fin darticle). Les conclusions qui sont tirées de ces travaux pour lAfrique restent néanmoins très largement normatives faute de données spécifiques. Ainsi, les auteurs de l'étude intitulée "Labor and the Growth Crisis in Sub-saharan Africa", qui a servi de document régional de base pour la rédaction du Rapport sur le Développement dans le Monde 1995, en sont largement réduits à décliner le discours libéral de la Banque autour du thème du travail. Le Rapport de la Banque Mondiale fait reposer lamélioration du sort des travailleurs sur une allocation plus efficace des ressources (en particulier par linsertion de ces pays dans le commerce mondial) dune part, sur lobtention de gains de productivité de long terme, dautre part. Il est difficile, à ce niveau de généralité, de contester cette thèse. Les économies dAsie de lEst et du Sud-Est, données en exemple, ont effectivement satisfait ces deux conditions et le salariat y a progressé, le poids du secteur informel y a diminué, et les conditions de lemploi et de rémunération des travailleurs sy sont améliorées. Concernant les problèmes demploi en Afrique, quelles leçons peut-on tirer, de ces exemples asiatiques ? Il est indéniable que l'ouverture commerciale favorise une spécialisation suivant les avantages comparatifs et est ainsi porteuse d'efficacité à long terme. A court terme, cependant, le Rapport sur le Développement dans le Monde reconnaît que la remise en question des accords préférentiels de l'Afrique va se traduire par des destructions d'emplois et cite une étude du GATT sur les effets de l'Uruguay Round, qui chiffre à ...0% le gain de pouvoir d'achat des salaires dans la région à l'horizon 2005. Par ailleurs, pour l'Afrique, la spécialisation sur ses avantages comparatifs actuels la confinerait à l'exportation de matières premières, aux cours instables et déclinants : une spécialisation qui ne parait pas à même de résoudre les problèmes des marchés du travail urbains en forte expansion. L'évolution des avantages comparatifs vers une spécialisation plus industrielle reste bien sûr théoriquement possible, à l'image encore des pays asiatiques. Elle est cependant, sans doute, moins spontanée et implique des politiques gouvernementales plus interventionnistes que celles quest prête à considérer la Banque Mondiale. Dans ces conditions, on peut douter que les recettes de lajustement, telles qu'exprimées dans ses derniers rapports, suffisent à résoudre les problèmes de l'emploi urbain sur le continent. Les travaux de synthèse de DIAL sur les marchés du travail en Afrique, ainsi que les résultats de deux enquêtes réalisées au Cameroun et à Madagascar, en collaboration avec les instituts nationaux de la statistique de ces deux pays, permettent de faire le point sur la dynamique récente de ces marchés et les principaux enjeux pour les années à venir. Nous centrerons notre analyse sur les zones urbaines, dans la mesure où c'est dans les villes que les effets de la crise sont les plus visibles et que les rares données existantes sont disponibles. II. Des ménages qui sadaptent, mais restent impuissants à contrecarrer l'ampleur des chocs macro-économiques Contrairement à l'idée souvent avancée, un ajustement a bien eu lieu (et est encore à l'oeuvre) sur les marchés du travail urbain en Afrique. Il ne s'agit cependant pas, en général, de l'Ajustement Structurel, porteur d'une nouvelle croissance, tel que tentent de l'instaurer les politiques en vigueur. Paradoxalement, l'ajustement constaté se caractérise en fait par certains effets inverses de ceux qui étaient escomptés. En particulier, il se traduit par une croissance des effectifs employés dans les secteurs abrités de biens non échangeables. Jusqu'aujourd'hui, en effet, les entreprises du secteur moderne (public et privé) se sont principalement ajustées par une nouvelle régulation de leurs effectifs, plutôt que par la baisse des salaires nominaux. Dans les entreprises privées et le secteur public de production, on a procédé à des licenciements, sans toutefois obtenir de gains substantiels de productivité. Mais c'est sans doute dans l'administration publique que le changement dans la politique de recrutement a été le plus important. Si effectivement, il n'y a pas eu de compression sensible des effectifs, quelques pays mis à part (Ghana, Guinée, Bénin), le gel des embauches a cassé l'une des composantes centrales du mode de régulation antérieure, à savoir l'automaticité du lien diplôme/emploi public. Les années 80 ont donc été celles dun véritable bouleversement du marché du travail, dont les traits principaux furent les suivants :
Reprenons plus en détail ces trois derniers points. Un secteur informel en expansion rapide Le blocage des recrutements dans le secteur public ne sest pas accompagné dune relance forte de linvestissement dans le secteur privé moderne. Lémergence dactivités industrielles nouvelles, intenses en main-doeuvre, compétitives et productives au niveau international, ne se produit que lentement. Ainsi , le blocage de la demande de travail dans le secteur moderne, voire dans certains cas sa régression, conduit le secteur informel à jouer un rôle croissant dans la stratégie des ménages à la recherche de nouvelles sources de revenus. Ce phénomène est d'autant plus notable en ville que la pression démographique reste forte et que l'exode rural se poursuit, malgré des flux de migration de retour vers les campagnes dans certains pays. A lheure actuelle les emplois créés en milieu urbain relèvent, dans leur écrasante majorité, dactivités informelles de survie. Ainsi, 85% des emplois créés à Yaoundé en 1993, et 60% à Antananarivo en 1994 l'ont été dans le secteur informel. De plus, le secteur informel, qui ne représentait à Yaoundé que 35% des emplois en 1983, procurait du travail à plus de la moitié de la main-d'oeuvre dix ans plus tard. A Antananarivo, les emplois informels représentaient en 1995 57,5% de lemploi total. L'informalisation rapide de l'ensemble du système productif est la résultante de deux facteurs qui se conjuguent :
Le commerce et les services se taillent la part du lion dans ce redéploiement intersectoriel. C'est dans ces secteurs, à faible productivité et peu à même de constituer un véritable "moteur" de la croissance économique, que se situent la majorité des emplois dans les activités informelles (60 % dans le cas dAntananarivo; plus de 75 % a Yaoundé). La concurrence des produits importés à bas prix, notamment d'Asie, étouffe les activités de production au bénéfice des activités liées à la circulation des marchandises. Le secteur de la confection constitue le meilleur exemple de cet effet pervers de l'ouverture des frontières. Aujourd'hui, les plus redoutables concurrents des artisans informels sont les commerçants informels eux-mêmes, écoulant sur le marché les produits déclassés de la friperie, en provenance de l'étranger. Finalement, s'il est clair que le secteur informel joue un rôle positif d'amortisseur des chocs en période de crise, la multiplication des unités de productions informelles dans un contexte de stagnation, voire de réduction des débouchés, se traduit par une précarisation croissante des emplois créés. La part des activités ambulantes ou exercées à domicile se développent au détriment du secteur informel localisé. Pour l'instant, en fait, le développement du secteur informel renvoie plus à des logiques de survie qu'à l'émergence d'activités productives alternatives Une montée inquiétante du chômage dans les années 1980 La dégradation de la situation économique, parfois aggravée par ce qui semble être une saturation relative du secteur informel, a provoqué une croissance sans précédent du chômage urbain. Les données disponibles font état d'un taux de chômage d'environ 20% dans les villes africaines, largement supérieur à ceux jamais enregistrés en Amérique Latine au cours de la décennie 80, pourtant qualifiée de "décennie perdue" pour ce sous-continent. Contrairement à l'idée d'un "chômage de luxe" avancée par Myrdal à la fin des années 60 (Myrdal G., "Asian Drama : An Inquiry Into the Poverty of Nations", The 20th. Century Fund and Pantheon Books, New York, 1968), à propos du sous-continent indien, l'absence d'indemnisation et la faiblesse des revenus n'ont pas empêché le gonflement massif du chômage. De plus, si l'exclusion du marché du travail touche toutes les catégories de population, elle affecte tout particulièrement les plus diplômés. Aujourd'hui en Afrique , le diplôme n'est plus un passeport pour l'emploi. Ce constat met en exergue un gaspillage de ressources humaines caractérisé par ce sous-emploi généralisé du travail qualifié, malgré la rareté relative de ce facteur de production Taux de chômage urbain en Afrique et en amérique latine dans les années 80
Sources: Amérique Latine
: PREALC, "Más allá de la crisis",
Santiago, 1985 ; PREALC, "Empleo y equidad. El desafio de los 90",
Santiago, 1991. Afrique : PECTA "Troisième rapport
sur l'emploi en Afrique", Addis Abéba, 1991; IIES,
Discussion Papers n°47, 49, 50, Genève, 1992 Un accroissement des taux d'activité féminins traduisant la mobilisation de la main-d'oeuvre familiale La crise a deux effets opposés sur le comportement d'activité des femmes :
De toute évidence, c'est le second phénomène qui l'emporte en Afrique sub-saharienne. Ainsi, à Yaoundé, le taux d'activité des femmes est passé de 23% à 41% entre 1983 et 1993. En réalité, il faut distinguer deux types de comportements suivant l'âge des femmes. Chez les plus jeunes, la montée du taux d'activité est la combinaison de deux facteurs:
Pour les femmes plus âgées, seul le premier facteur joue, le changement culturel ne touchant que les jeunes générations. Ainsi, le taux d'activité féminin qui, dans le cas camerounais, est passé de 32% en 1983 à plus de 40% en 1993. Il est de 58,5% à Antananarivo en 1995. En fait ce phénomène, s'inscrit dans une stratégie globale des ménages de mise au travail de ses membres secondaires. Les jeunes d'âge scolaire font les frais de cette évolution : les retards dans la scolarisation des enfants, voire la déscolarisation, prennent une importance croissante. Cependant, cette mobilisation généralisée de la main-d'oeuvre des ménages, dont la pluri-activité constitue une modalité importante, est insuffisante face à l'ampleur des chocs macro-économiques qui secouent les économies du continent. Ainsi, le doublement en une décennie du taux d'activité de la main-d'oeuvre secondaire n'a pas empêché une réduction de près de 50% de la consommation réelle par tête des ménages de Yaoundé. III. Un formidable défi pour les années à venir Parmi les nombreux défis que devra affronter l'Afrique de demain, nous voudrions en souligner deux, qui méritent une attention particulière : le risque de "rupture générationnelle" engendré par le fardeau qui échoit actuellement aux jeunes générations, et les conséquences de l'informalisation sur la trajectoire des économies sub-sahariennes. L'intégration des jeunes, ou comment éviter une nouvelle génération sacrifiée? Au cours des dix dernières années, ce sont les jeunes qui ont payé le plus lourd tribut à ce qu'on a appelé "la dette sociale". Ainsi, sur dix jeunes camerounais se présentant sur le marché du travail urbains en 1992, trois sont chômeurs, six passent dans le secteur informel et un seulement intègre le secteur moderne (public ou privé). A Madagascar, la dynamique du secteur privé moderne est plus prometteuse. Malgré tout, 12% des jeunes urbains sont au chômage, près de 60% exercent dans le secteur informel et seulement 1% intègrent le secteur public. La conjonction du gel des effectifs salariés et d'une faible mobilité au sein du secteur moderne tend à accentuer le dualisme du marché du travail. La plupart des actifs qui jouissaient d'un emploi salarié avant le déclenchement de la crise l'a conservé, tandis que les nouveaux entrants, lorsqu'ils ne sont pas chômeurs, doivent se contenter d'emplois informels de plus en plus précaires. Cette cassure est particulièrement notable dans le secteur public, où l'âge moyen s'accroît. Si la décennie écoulée a été pour les jeunes une période de grandes difficultés et de remise en question des modes d'insertion traditionnels sur le marché du travail, les nouvelles générations vont au devant de désillusions encore plus sévères dans un proche avenir. Alors que les perspectives d'emplois restent profondément défavorables, les jeunes ne semblent pas avoir pris la mesure de la dynamique actuelle, comme le montrent les résultats obtenus au Cameroun et à Madagascar. Lorsqu'on interroge les jeunes sur leurs projets d'avenir, on note encore un désajustement très élevé entre leurs préférences et les opportunités réelles d'emplois. Au Cameroun, près de 80% cherchent un emploi salarié, 40% comme cadres, plus de 70% dans le secteur moderne. Plus frappant encore, plus d'un jeune sur deux souhaite trouver du travail dans le secteur public. A Madagascar, la situation est moins contrastée, même si plus de 25% des jeunes cherchent encore une place dans le secteur public alors que seulement 1,5% d'entre eux y ont trouvé une place au cours de l'année écoulée. La baisse générale du revenu des ménages entraîne aussi une régression des solidarités inter-générationnelles et une remise en cause des mécanismes de transferts entre actifs dune part, chômeurs ou inactifs dautre part. On constate par exemple une réduction de la taille des ménages vers leur noyau élémentaire (chef, épouse, enfants). Dans ce contexte, les chômeurs sont contraints de se tourner vers lauto-emploi informel pour sassurer un revenu de subsistance. Comme beaucoup de femmes antérieurement inactives, les jeunes chômeurs commencent à ajuster leurs projets de carrière en développant des activités de survie à très faible productivité. Il semble ainsi quaprès une période de gonflement du chômage urbain pendant les années 80, jusquà des taux excédant souvent 20% (cf. tableau supra), la période actuelle soit plutôt celle dune décrue, parallèlement à une augmentation forte de la pauvreté et du sous-emploi, visible et invisible. Ainsi le taux de chômage est-il passé de 25% à 18% à Yaoundé entre février 1993 et mai 1994, à la suite dune baisse drastique de 40% des salaires des fonctionnaires et de la dévaluation du FCFA. Le taux de chômage à Antananarivo nest que de 6% en 1995. Moins de chômage, plus de pauvreté, telle pourrait être léquation des années 1990 sur les marchés du travail urbains dAfrique. Structure des emplois et projets d'avenir
des jeunes : le rêve impossible
Source: Enquête 1-2-3 (93), DIAL/DSCN, Yaoundé et Enquête 1-2-3 (95), MADIO, Antananarivo, nos propres calculs. Les jeunes correspondent à la tranche d'âge 15-29 ans Dimportants efforts de rétablissement de la compétitivité macro-économique ont été entrepris dans les années 80 et 90. Ceux-ci nont toutefois pas encore débouché sur un accroissement de la productivité des facteurs, principal moteur dune augmentation du revenu permanent des ménages, condition de la relance dune demande intérieure solvable, et finalement seule garantie durable contre la pauvreté. A ce propos, on peut encore une fois regretter que le rapport de la Banque se limite à quelques incantations sur ce sujet et soit si peu loquace sur les clefs de laccroissement de la productivité. La nécessaire réorientation du secteur informel vers des logiques plus productives La généralisation du salariat, qui a toujours été considérée comme un indicateur de développement, risque de ne pas voir le jour en Afrique, même dans un avenir de moyen terme. Dans les pays industrialisés, la relation salariale est une norme, même si elle est marginalement écornée depuis le début de la crise des années 70. En Amérique latine, si le processus de salarisation a été bloqué durant la dernière décennie, les perspectives semblent annoncer un maintien du statut quo en terme de répartition emploi formel/emploi informel. Par contre en Afrique, on observe une chute sans précédent ; la croissance rapide du secteur informel, à faible taux de salarisation, n'a pu compenser la stagnation, voire la baisse, de l'emploi salarié dans les activités du secteur formel. La situation est d'autant plus grave que l'effort d'ajustement est loin d'être terminé. Que ce soit dans le secteur public, toujours déficitaire malgré les mesures d'ajustement des coûts, ou dans le secteur privé moderne malmené par la concurrence étrangère, rares sont les pays qui n'entreprendront pas de nouvelles compressions de personnels et/ou de baisse très sensible des salaires dans les années à venir. Il est clair que la capacité d'absorption du secteur moderne africain, inséré dans un contexte mondial hautement concurrentiel, sera nettement insuffisante pour intégrer une part croissante d'une population active, avec la pression démographique la plus forte du monde. Ainsi, avec un taux de croissance de la population active urbaine de 6% et une hypothèse de croissance de la productivité de 3% l'an (largement inférieure à celle qui serait nécessaire pour pouvoir lutter contre la concurrence extérieure), le simple maintien du taux de salarisation exigerait une croissance du secteur formel de 9% l'an. Autant dire un objectif aujourd'hui totalement hors de portée. Parmi les difficultés qui se profilent, il convient tout particulièrement de s'interroger sur la viabilité à terme du mouvement d'informalisation, générateur d'une baisse sensible de la productivité de l'économie, sous l'effet de deux facteurs :
Puisque l'informalisation des économies africaines semble inéluctable, un des enjeux majeurs va consister à apprendre à faire rimer secteur informel et développement, en trouvant les modalités d'une réorientation de ce secteur, qui a jusqu'ici servi de soupape de sécurité, vers des logiques plus productives. De plus, il va falloir mettre en place de nouveaux types d'aménagements urbains pour gérer des mégalopoles africaines où les services publics seront probablement débordés (ramassage des ordures, transport en commun, services d'éducation et de santé). Quelles que soient les solutions adoptées, de nouveaux réseaux sociaux devront émerger pour éviter que l'informalisation que nous anticipons ne se transforme en anarchie. Références
bibliographiques
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