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DIALOGUE |
| Le secteur bancaire en Afrique de
l'ouest |
| Les banques en Afrique sont relativement peu actives dans le
financement de l'économie. Pour comprendre quelles en sont les
raisons, DIAL a étudié comment se sont effectuées
la collecte et la distribution des ressources bancaires depuis 1971 au
Cameroun, au Sénégal et au Ghana. La distribution des
ressources a été abordée d'un point de vue micro-économique
en montrant quelles sont les raisons de l'accumulation des créances
douteuses, et en tenant compte de l'impact macro-économique de la
distribution de ces ressources.
Au Cameroun, par exemple, la conjonction de l'effondrement des dépôts et de l'augmentation des créances douteuses a entraîné une crise financière en 1986/1987. Pour rétablir la rentabilité des banques, des restructurations ont été entreprises et la politique monétaire a été modifiée. Ces réformes n'ont toutefois pas permis aux banques d'être plus actives dans le financement de l'économie. Afin de comprendre cet échec, l'offre et la demande de crédit ont été étudiées à travers les analyses des banquiers et les résultats d'une enquête sur l'industrie menée au Cameroun par DIAL. Cette étude montre que la faible participation des banques au financement de l'économie n'est pas due à un problème de ressources. Ce fait est confirmé par la situation des banques au Sénégal et au Ghana : dans ces deux pays, les banques participent peu au financement de l'économie alors qu'elles sont sur-liquides. L'étude poursuit cette analyse du secteur formel par une investigation des systèmes financiers informels dont la souplesse et le dynamisme contrastent avec le secteur formel. Joseph A. (1993) Analyse du secteur bancaire : Cameroun (Document de Travail n°93162), Sénégal (DT n°93163) et Ghana (DT n°93164) DIAL. |