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Le fonctionnement du marché du travail revêt une
importance centrale dans les pays en
développement non seulement parce que les
revenus du travail constituent la principale
source de revenus pour la plupart des ménages
mais aussi en raison des difficultés qu’éprouve
une large part de la population, en particulier
les jeunes, à obtenir un emploi de qualité,
souvent associé à la condition de salarié.
L’extension des emplois précaires, de faible
productivité et pour la plupart concentrés dans
le secteur informel est indissociable du
processus d’appauvrissement et de persistance de
la pauvreté dans les pays en développement. Les
mécanismes de prévoyance sociale ainsi que les
transferts des programmes sociaux publics n’ont
qu’un impact marginal car ils ne concernent bien
souvent qu’une faible part de la population en
situation de pauvreté. Profitant de la diversité
des terrains et des enquêtes de première main
auxquelles les membres de DIAL ont contribué,
DIAL poursuit les analyses du marché du travail
en adoptant dans cette nouvelle phase une
perspective résolument comparatiste. Celle-ci
portera d’abord sur la dimension intra-régionale
(Afrique de l’Ouest, pays andins) puis
s’attaquera aux comparaisons inter-continentales
(Afrique, Amérique Latine, Asie). Les analyses
ne se cantonneront pas aux caractéristiques de
l’insertion sur le marché du travail. On se
propose notamment d’étudier les liens entre
productivité/organisation du travail,
transmission des connaissances spécifiques à
l’entreprise et les rémunérations. Ceci est
rendu possible grâce aux enquêtes permettant
d’apparier les informations sur l’employeur avec
celles portant sur les employés, dans les unités
de production formelles et informelles.
Enfin cet axe de recherche intègre également la
thématique « post-welfariste » de l’égalité des
chances à l’analyse des problèmes de justice
sociale et d’équité tels qu’ils sont posés
actuellement dans les pays en développement.
Par-delà les mobilités individuelles en termes
d’emploi et de rémunération, les dynamiques de
pauvreté des ménages sont étudiées, afin de
caractériser l’influence des évolutions
démographiques, des politiques d’emploi et de
revenus, et des systèmes de transferts sociaux
sur la distribution du risque de pauvreté.
L’existence de trappes à pauvreté durables liées
à l’insuffisance des revenus des ménages est
particulièrement considérée à partir des
enquêtes de panel qui fournissent la meilleure
approche de la vulnérabilité économique des
individus et des ménages. L’interaction entre
les trajectoires démographiques et économiques
individuelles est aussi étudiée. On distingue
notamment les phénomènes conjoncturels (retard
du mariage, cohabitation prolongée des enfants
chez leur parents, report de fécondité,
surmortalité des enfants, accès tardif au statut
de chef de ménage, instabilité des unions, etc.)
et les phénomènes plus structurels liés à la
transition démographique et à la transition
urbaine. Les recherches sur ce thème
mobiliseront le vaste corpus d’enquêtes
biographiques originales réalisées en milieu
urbain à l’instigation et avec l’appui des
chercheurs de DIAL (Antananarivo, Dakar, Lomé,
Nairobi et Yaoundé). On s’intéresse enfin aux
facteurs de la mobilité intergénérationnelle
sous ses différentes facettes (mobilité
géographique, scolaire, professionnelle et
économiques), de façon complémentaire aux
travaux sur les trappes à pauvreté (approche
vulnérabilité) ou sur les dynamiques de pauvreté
le long du cycle de vie (approche biographique).
Les données réunies sur plusieurs pays africains
(Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Madagascar,
Ouganda) et latino-américains (Brésil, Pérou) et
sur plusieurs générations permettrent une
analyse comparative riche d’enseignements.
Publications
récentes
Communications récentes
Toutes les communications au Colloque « Emploi et pauvreté » co-organisé
par l’INEI, le CIES, l’IEP, l’IRD et DIAL à Lima (Pérou) les 16-17 octobre
2003 sont accessibles en cliquant ci-dessous :
Colloque international Emploi et Pauvreté
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